J’ai cherché et cherché sur tous les continents, tous les horizons et dans tous les recoins de la planète, la ligne droite absolue mais en vain. Et un matin assis dans ma cabane de pêcheur, elle était là !

Elle était bien là ma ligne droite absolue, mais à ma grande stupéfaction elle était ondulée de vie.

L’art est la trace du temps.

Nicola.

 

Première rencontre : une exposition d’artistes à Puget-sur-Argens, en Juillet 1997. A l’extérieur, des personnages insolites, des « Giacometti » sur des échasses ? Avec l’esprit détendu, serein, porteur d’espoir….un artiste joyeux ?

Deux ans plus tard, à Antibes, dans une exposition mêlant artisans d’art et artistes, une sculpture me frappe : « le veilleur » de Nicola Rosini. Force expressionniste du bronze et traitement sobre et rustique du fer, pour partie de récupération. La réalisation fait penser à César par l’astuce, à Picasso par la force.
Depuis lors Nicola Rosini développe un mélange de finesse et de subtilité.Etrange combinaison avec son amour de la matière parfois brutale.Il faut rencontrer ce Nicola Rosini !
Et ses tables et chaises exposées chez lui et à New York font, par moments penser aux œuvres de Diego Giacometti, le frère D’Alberto.Ses meubles et ornementations d’intérieur sont des chefs d’œuvres que les familiers d’Adrien Maeght à Saint Paul connaissent bien.

Pour l’amateur d’art, il est important, à mon sens, de connaître l’homme derrière sa création. Il arrive, rarement, que cela provoque une déception. Avec Nicola, c’est fort peu probable.
Son atelier situé à Montauroux est encore à la hauteur de son aisance financière, c'est-à-dire modeste.Mais il recèle des trésors de recherche, de solutions et d’ingéniosité.
La matière, ardoise, bronze, ferrailles, verre, le passionne.les assonances entre les matériaux l’inspirent.
On y trouve la trace de cette quête constante, cette recherche continue qui caractérise les artistes vrais. En dehors des modes.

Nicola est un passionné actif. Sa philosophie passe par l’œuvre des mains. Il n’oublie pas que les œuvres ont besoin d’être aimées et non possédées, enfermées dans un coffre. Qu’elles doivent être regardées avec plaisir, caressées et entourées.
Je ne parle pas en critique d’art mais amateur. Je sais que bien d’autres dimensions esthétiques existent. Mais si je suis sensible à l’art abstrait je préfère à un blanc sur blanc en grand format aux subtilités excessives qui me laisse froid, un tableau ou une sculpture, éventuellement figurative. s’ils transmettent un message d’angoisse ou d’espoir, des émotions et des valeurs, cela me donne par contre un choc; Parfois un frisson. Si de plus l’œuvre allie puissance et finesse dans les formes elle apporte ce sentiment de délectation cher à Poussin.
Il arrive qu’une œuvre simple donne le sentiment d’une perception globale, d’une vision personnelle du monde, qu’elle préfigure et synthétise des aspirations confuses. Cela me parait le marque d’un talent véritable.

S’il continue dans sa voie, Nicola Rosini se confirmera comme l’un des artistes éminents de sa génération.

Pierre Laffitte.

Un jeune et talentueux sculpteur dont l’œuvre surprend par ses hardiesses incontestablement, un des aspects de l’art authentique surgit ici dans la métamorphose du réel.
L’alliance de la main qui médite et de l’œil qui façonne, irrigue l’espace et lui rend sa fraîcheur native.
Nicola Rosini Di Santi nous convie à une danse de la vie qui semble vouloir sauver de toute la lourdeur du monde. Incontestablement une œuvre en cours qui influence sur notre compréhension visuelle. En plus du style il y a du Don Quichotte dans ce créateur et par les temps qui courent, c’est plutôt rare.

Jean Callas.

 
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